Le 11 juin 2008 dernier, le programme CDE organisait un side event lors de la 3ème conférence des parties de la Convention d’Aarhus à Riga en Lettonie. Il a réuni plus de 60 participants et a impliqué trois chercheurs du programme. Une plaquette de présentation du programme en anglais a été largement diffusée à cette occasion et lors de la COP. Cet événement a mis en évidence tout l’intérêt et le potentiel de développer la dimension internationale du programme CDE.  

Riga Mermet

La convention sur l’accès à l’information, la participation du public et l’accès à la justice en matière d’environnement, dite convention d’Aarhus, a été signée le 25 juin 1998. La troisième conférence des parties de cette convention s’est tenue à Riga (Lettonie) du 11 au 13 juin 2008.

En dehors des séances plénières, l’opportunité était donnée aux participants d’organiser des présentations de leur activité, expérience ou initiative en matière de participation du public. L’équipe de Cité+, chargée de la valorisation du programme CDE, a organisé l’un de ces side-events le 11 juin de 20h à 22h sous la forme d’une table ronde. Il s’agissait du seul side-event organisé par une délégation d’un Etat partie de la convention. Il a réuni plus de 60 participants et a impliqué Laurent Mermet (président du conseil scientifique), Julien Vert (chargé de mission responsable du programme) et trois chercheurs du programme CDE : Cécile Blatrix, Bernard Barraqué et Etienne Ballan.

En introduction Laurent Mermet a insisté sur le besoin et l’intérêt de liens étroits entre les forums internationaux et les réseaux académiques, soulignant que le programme CDE avait démontré l’intérêt de la recherche pour l’amélioration des dispositifs de concertation. Julien Vert a ensuite présenté le programme CDE, son fonctionnement et ses instances. Il a donné un aperçu des résultats de la première phase du programme et annoncé le lancement de la seconde.

Le premier intervenant de la table ronde était Cécile Blatrix (Université de Paris XIII). Elle a structuré son intervention autour de trois lacunes significatives qu’elle identifie en matière de recherche en science politique en France sur la question de la participation du public : le manque de comparaisons internationales, le manque de pluridisciplinarité et le manque de diversité des cadres théoriques mobilisés. Elle a souligné que le programme CDE contribuait à combler ces manques.

Bernard Barraqué (AgroParisTech) est ensuite intervenu sur la participation du public en matière de gestion de l’eau. Il interprète la montée de la concertation dans ce domaine comme l’un des éléments d’une approche alternative à la logique technologique et quantitative de satisfaction de la demande qui a longtemps prévalu. Il a mentionné les résultats de plusieurs projets de recherche à l’appui de son propos, dont le projet européen Harmonica et un projet sur les zones ateliers dans le cadre du programme Eau et Territoire.

Le dernier intervenant était Etienne Ballan (ARENES). Il a revendiqué sa double casquette de chercheurs et de consultant en matière de concertation et a abordé trois thèmes : la place des élus locaux dans les processus de concertation, le risque de glissement du débat public vers un processus administratif routinier, et la question des relations entre participation du public et inégalités environnementales.

Les questions et débat avec la salle ont ensuite permis d’aborder l’intérêt de la participation du public pour la mobilisation des savoirs profanes, les contributions possibles de la recherche à la mise en œuvre de la Convention d’Aarhus et l’effet de la participation du public sur la légitimité et la robustesse des décisions.

Le side-event s’est conclu par un cocktail. Une plaquette de présentation du programme en anglais a été spécialement élaborée et largement diffusée. Les publications du programme (volume 1 à 4 de Regards croisés ) ont également été diffusées aux participants.