La gestion concertée de l’espace rural : quelles dynamiques locales, quelles politiques d’appui ?

Responsable scientifique : Jean-Eudes BEURET, ENSAR, Rennes

  • Montant de la subvention : 50 748 euros TTC
  • Durée : 36 mois
  • Date de fin de projet : Décembre 2005

Résumé : En prenant appui sur un Observatoire régional en Bretagne portant sur les innovations locales dans la gestion des espaces ruraux, et après sélection d’un échantillon représentatif, le projet vise à inventorier les dynamiques locales de gestion concertée de l’espace, à identifier les facteurs de leur émergence, les procédures de légitimation des acteurs et la construction de références communes. Il se propose d’analyser l’impact de ces innovations et l’articulation de l’action publique agri-environnementale avec les dispositifs construits par les acteurs. La valorisation se fera par l’édition de documents visant les acteurs opérationnels, des ateliers thématiques ouverts à un large public, l’exploitation scientifique des résultats discutés dans un groupe d’échange.

Documents à télécharger :

Publications  :

  • Jean-Eudes BEURET. La conduite de la concertation : pour la gestion de l’environnement et le partage des ressources. L’Harmattan, 2005
Beuret ConduiteConcertation-2 Agriculteurs, entrepreneurs, élus, environnementalistes, comment se mettre d’accord lorsque tout nous oppose et qu’il nous faut gérer ensemble des espaces, des territoires, des ressources qui nous intéressent tous ?
Ceci suppose des changements dans les façons de voir, d’agir, de se projeter dans l’avenir. La concertation est appelée à supporter des changements sociaux, construits et choisis par tous : elle rapproche les acteurs et permet la construction collective de règles, d’organisations, d’entités qui serviront à réguler les rapports qu’entretiennent les hommes entre eux et avec le milieu naturel. C’est une pratique essentielle pour une citoyenneté active au coeur de la démocratie et pour l’invention collective de notre futur commun. Mais comment la faciliter, voire la conduire ?
Cet ouvrage est basé sur l’observation de cas aussi divers que le partage de l’eau entre des paysans équatoriens, la gestion de zones côtières françaises soumises à des usages concurrents, la gestion de la forêt ou de la terre à Madagascar ou au Mali. L’analyse comparative de ces expériences nous permet de préciser ce qu’est la concertation puis de proposer des outils pour comprendre sa dynamique et la reproduire. Ceux qui souhaitent accompagner une concertation y trouveront des points de repère et des recommandations pour l’action.
Accordant autant d’importance à l’analyse théorique qu’à la capitalisation de l’expérience et des savoir-faire des acteurs, cet ouvrage est destiné tant à des chercheurs qu’à des agents de développement ou à des gestionnaires publics, appelés à conduire ou à soutenir des processus de concertation.
 
  •  Jean-Eudes BEURET, Noémie DUFOURMANTELLE, Valérie BELTRANDO. L’évaluation des processus de concertation : RELIEF, une démarche, des outils. La Documentation Française. 2006.
CouvRELIEF--2 Engager une concertation, c’est favoriser des rapprochements entre des acteurs puis faciliter la construction collective de solutions. Ceci demande du temps : en l’absence de résultats immédiats, comment savoir si l’on est sur la bonne voie ? Comment évaluer ce dont le processus est porteur, pour le conduire au mieux ?
Cet ouvrage répond à cette question en proposant des points de repère méthodologiques pour l’évaluation des processus de concertation, ainsi qu’un outil intitulé RELIEF. Il s’adresse autant à ceux qui cherchent des références en matière d’évaluation qu’à ceux qui veulent utiliser un outil complet, opérationnel, adaptable à l’ensemble des démarches de concertation.
RELIEF vise à dépasser l’identification de résultats quantitatifs simples (nombres de réunions, de contrats signés...), pour intégrer des éléments qualitatifs (rapprochement entre acteurs, changements de comportements, accords tacites...) indispensables à la compréhension des démarches et de ce dont elles sont réellement porteuses. RELIEF permet de produire une image du processus qui donne à réfléchir : mettre en relief des points forts et des points faibles permet de simuler une réfléxion, un débat collectif et de décider d’éventuelles orientations.