Degrés de cadrage des procédures de concertation / négociation et analyse de leur influence sur le rôle des acteurs dans les conflits d’aménagement du territoire : approche comparative Verdon-Pays d’Arles-Marseille

Responsable scientifique : Cécilia CLAEYS-MEKDADE, DESMID, CNRS, Arles, Université de la Méditerranée, Marseille

  • Montant de la subvention : 38 053 euros TTC
  • Durée : 30 mois
  • Date de fin de projet : Avril 2003

Résumé :
Ce projet propose l’analyse critique du rôle des acteurs dans diverses procédures de concertation en matière d’infrastructures d’aménagement du territoire impliquant des degrés différents de formalisation. Il vise à émettre des propositions d’ordre critique, pour faire face aux manques et incohérences éventuels relevés dans les procédures étudiées, et d’ordre programmatique d’aide à la décision dans le cadre de la réforme de l’utilité publique. On en attend également une évaluation des impacts de la négociation sur la décision et sur l’intérêt général.

Documents à télécharger :

Publications :

  • Claeys-Mekdade C., 2002, " Qu’est-ce qu’une population concernée ? L’expérience camarguaise ", Géocarrefour, Vol. 76 n°3, Lyon.
  • Claeys-Mekdade C., 2003, Le lien politique à l’épreuve de l’environnement. Expériences camarguaises, Peter Lang, P.I.E., Bruxelles.
Claeys PeterLang-2 Les conflits d’aménagement et de nature sont-ils le vecteur d’une recomposition du lien politique, ce lien social caractéristique de l’Etat-nation ? Cinq conflits d’aménagement, tous situés en Camargue et dans les années 1990, donnent à voir l’action publique comme espace de rencontre entre l’État et des communautés de citoyens.
L’auteur analyse et confronte plusieurs dynamiques : celle des associations (prendre la parole), celle des procédures de concertation (donner la parole). Leur confrontation et leur dialogue font se croiser le local, le particulier d’un côté, le général et le global d’un autre côté, dans une troisième dynamique (construire l’acceptable).
L’environnementalisme - cette implication explicite d’êtres non-humains dans les affaires humaines - met ainsi à l’épreuve la relation de la communauté des citoyens et son gardien, l’État. Au-delà de l’opposition entre localisme et globalisme, dans leur opposition même, émerge la figure du citoyen localisé, tandis que l’État se profile comme protecteur de la diversité nationale.
Cette citoyenneté localisée court toutefois deux risques : celui du particularisme normalisé et la tentation xénophobe.